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L’auteure aux fleurs

Valérie Valeix vous présente « l’auteure aux fleurs ». Catherine Secq est ancienne ingénieure agricole, passionnée de botanique et « maman littéraire » de la commissaire Bombardier dont elle crée les couvertures colorées comme un bouquet de fleurs.

Bonjour Catherine, tu as donc été ingénieure agricole.

Bonjour Valérie. Oui, j’ai obtenu mon diplôme en 1978. Autant dire qu’à l’époque nous étions peu de filles à obtenir cette distinction et certaines filières nous étaient encore inaccessibles. Je ne suis pas fille d’agriculteurs, mais, née dans les corons des mines de charbon et habituée à la poussière noire du minerai, j’ai toujours été attirée par la nature. Ceci explique sûrement cela.

Quand t’est venue l’envie d’écrire ?

Dès le collège, mes professeurs de français m’ont encouragée à écrire, mais je me sentais plus « matheuse » que littéraire. Et puis, pour écrire, il faut disposer de beaucoup de temps et ma vie professionnelle bien remplie m’a obligée à refouler cette passion pendant très longtemps.

Pourquoi le polar ?

J’aime élucider des énigmes comme j’aimais résoudre des problèmes de maths, faire appel à la logique, au bon sens, à l’esprit de déduction. Cela m’amuse.

Quelles sont tes lectures ?

Je m’oblige à avoir des lectures très variées pour enrichir mes modestes connaissances littéraires. C’est important aussi de sortir régulièrement de sa zone de confort pour ne pas céder à la facilité de reproduire quelque chose qui a marché. J’essaie d’innover à chaque nouveau roman. De ce fait, la préparation d’une nouvelle histoire est de plus en plus difficile.

Parmi tes multiples talents, le dessin, depuis toujours ?

Oui, j’ai toujours aimé dessiner, juste pour le plaisir. Au début, je cherchais une illustratrice pour ma série policière et j’avais peint une petite aquarelle sur le verso d’un papier brouillon, pour expliquer ce que je voulais. Finalement, n’ayant pas trouvé la bonne personne, et sur l’insistance de mes proches, j’ai décidé d’utiliser cette esquisse. C’est parti comme ça. Je réalise tous les dessins et c’est ma fille qui conçoit les mises en page. Ce duo mère-fille est une bénédiction et je savoure ma chance tous les jours.

Parle-nous de ton personnage « Josiane »

Josiane Bombardier est une femme de caractère, que la vie n’a pas épargnée. Si elle se montre plutôt bourrue dans les premières histoires, au fil des lectures, on découvre sa sensibilité de femme et de mère. Elle a son franc parler, est directe. En créant ce personnage, j’ai beaucoup pensé à Josiane Balasko que j’adore. D’ailleurs, un lecteur m’a fait remarquer un jour la concordance des initiales. Ce joli tour de mon inconscient m’a bien fait rire.

La botanique est l’une de tes passions ?

J’adore le monde du végétal auquel nous devons la vie. J’en parle beaucoup dans mes livres. C’est ma contribution très modeste pour le faire mieux connaître et respecter. Je pense que plus les gens connaîtront les mille et une vertus des plantes, plus ils les aimeront. Un peu comme toi avec les abeilles !

Quelle est ta relation aux lecteurs ?

Je fuis les élites et souhaite que mes livres soient qualifiés de populaires. C’est ce qui m’intéresse. J’adore le contact avec les autres. Un livre, c’est une formidable occasion d’échanges. Je m’en rends compte tous les jours. Les séances de dédicaces me manquent d’ailleurs beaucoup, en ce moment. J’ai à cœur de prendre en compte chaque observation ou suggestion que l’on me fait et j’ai l’impression d’avoir beaucoup évolué grâce à ça. Même si je ne tiens pas compte de tout (ne serait-ce que parce que parfois j’ai des remarques contradictoires), toutes les idées m’enrichissent. Je le sens.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Je pense que, comme pour beaucoup d’écrivains, c’est la vie qui est inspirante. Plus jeune, j’ai lu beaucoup d’auteures anglo-saxonnes de polars et cela a assurément alimenté aussi mon imagination. Ensuite, il y a des messages que j’ai envie de faire passer au travers de ces livres qui se veulent avant tout distrayants, mais pas seulement.

Quelle valeur est à tes yeux la plus importante ?

Je suis très attachée aux notions de justice, d’honnêteté, de respect des autres.

Merci Catherine pour cet échange qui permettra de faire découvrir « Josiane » et sa « maman »  

Extrait d’une interview publiée sur Le blog de Philippe Poisson et réalisée par Valérie Valeix en 2021.

Blog de liaison avec « Culture et Justice ». Destiné à publier principalement les portraits du jour des écrivains, historiens, artistes, etc – Culture et justice rassemble des informations relatives à l’actualité culturelle sur les questions de justice. Histoires, romans, portraits du jour, salon de livres… Page indépendante sans but lucratif administrée par Philippe Poisson et Camille Lazare, membres de l’association Criminocorpus

Un commentaire

  • Anonyme

    Bonjour Catherine, je m étais réjouie de notre discussion au salon de Fossé notamment du theme de la botanique avec mon amie Aurélie et ma fille. Je viens de finir le numéro 1 dédicacé de la commissaire. Moi qui ne lis jamais de polar , quel chouette écriture…..envie de connaître la suite, écriture fluide, rire dès les premières pages.
    J attaque donc la suite de la série avec bonheur. Je vais commander le numéro 2.
    Bonne continuation….ne changez rien.
    Murielle RACINE.

A votre tour d'écrire !

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