La minute verte

Le slow flower, quesako ?

Vous pensez que recevoir un joli bouquet de fleurs, cela fait toujours plaisir ? Pas si sûr ! Aujourd’hui, la sensibilisation du public pour des produits éco-responsables, modifie le regard porté sur ces fleurs. Certaines ont parcouru des milliers de kilomètres quand d’autres ont reçu beaucoup de produits de traitement ou ont nécessité du chauffage tout l’hiver… Compte-tenu des conséquences sur la santé et le climat de telles pratiques, on peut légitimement s’interroger sur l’origine des fleurs que nous achetons.

Le slow flower consiste à cultiver des fleurs locales, sans produits de traitement ni chauffage. C’est vrai que la nature nous offre une palette d’espèces végétales extraordinaire.

Dans « Sang rancune, mon amour », la 5e affaire de la commissaire Bombardier, qui se passe dans le milieu varois des roses, j’aborde ce sujet. Voici un extrait :

« — Si votre combat est de lutter contre le dérèglement climatique, je suppose que toutes ces serres de culture chauffées et éclairées que l’on trouve ici, dans le Sud, doivent vous poser problèmes.

— Bien sûr. Nous sommes contre ces cultures artificielles qui nécessitent l’utilisation de chauffage, de quantités impressionnantes d’eau et l’emploi de substances chimiques. C’est une aberration. Tout ça pour produire des fleurs qui ne sont en rien indispensables à la vie. Nous, nous prônons le Slow flower.

— C’est-à-dire ?

— Cela consiste à ne produire que des fleurs locales qui poussent grâce au soleil et à la pluie qu’elles reçoivent. Ici, dans le Var, le climat est particulièrement propice à la production naturelle de tas de fleurs différentes. C’est bien suffisant. »

Alors, votre prochain bouquet ? Roses du Kenya ou fleurettes des champs ?

A votre tour d'écrire !