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Ouvrez les bras !

Connaissez-vous la câlinothérapie ? Et la sylvothérapie ? Entre les papouilles aux humains et les papouilles aux arbres, choisissez ce qui vous plaît, mais ouvrez les bras !

Bon pour la santé

Les câlins auraient de nombreuses vertus. Apaisants et rassurants, ils joueraient un vrai rôle pour notre santé. D’ailleurs, le 21 janvier désormais a lieu  la journée internationale du câlin. Excusez du peu ! Des professionnels très sérieux comme Céline Rivière, psychologue clinicienne, prône les bienfaits de cette pratique dans un ouvrage intitulé La Câlinothérapie – Une prescription pour le bonheur. Interrogée par le magazine Psychologies, elle propose sa définition du câlin :  » c’est prendre complètement l’autre dans ses bras. Cela n’a absolument rien de sexuel. C’est se mettre contre l’autre, dans sa chaleur, contre son cœur ».

Mais attention, il y a câlin et câlin ! Entre l’enlacement avec force ou la tape dans le dos, les pratiques n’auraient toutefois pas la même signification. Est-ce pour cette raison qu’il existe désormais différentes formations pour devenir câlinothérapeute ? Si l’activité s’est développée outre-Atlantique, en France, l’heure est encore à la méfiance. Les praticiens sont rares et non reconnus officiellement, mais la demande serait en augmentation surtout depuis le confinement, mal vécu par beaucoup de monde. Pourquoi pas si cela aide à se sentir mieux ?

Des câlins, oui mais à qui ?

Pour le professionnels, il s’agit de pratiquer régulièrement, plusieurs fois par jour, pour ressentir pleinement les bienfaits de cette pratique. Mais à qui alors ? Au premier venu croisé dans la rue ? Aux collègues de bureau ? Aux proches ? Les câlins seraient destinés à tous. Attention toutefois à ne pas abuser de l’eau de cologne ! Si vous êtes réticent, autre solution : adoptez un chat ou choisissez votre arbre de cœur.

Au travers de votre arbre, c’est d’abord vous que vous allez rencontrer.

Avec les arbres, on ne parle plus de câlinothérapie, mais de sylvothérapie. Cette pratique est souvent présentée comme une philosophie de vie et un art, consistant à se (re)connecter à la nature. C’est une démarche spirituelle empruntée aux Japonais. Les shinrin yoku (bains de forêt) ont d’ailleurs été validés scientifiquement au pays du soleil levant. En fait, comme en amour, tout s’explique chimiquement. Un bain de forêt permettrait de libérer sérotonine et dopamine, les hormones du bonheur. Soit ! L’essentiel est que cela fasse du bien, après tout. Penser que ce sont les esprits de la forêt qui se sont occupés de vos états d’âme est quand même plus poétique.

N’est pas Balou qui veut

Mais prudence ! Pour que votre expérience sensorielle vous fasse du bien, avant d’enlacer votre arbre, assurez-vous qu’il est consentant. Prodiguer des câlins aux arbres ne s’improvise pas. Avant de vous prendre pour Balou et de vous gratter le dos contre l’écorce, il va falloir vous présenter à votre nouvel ami, lui demander l’autorisation de lui faire des bisous… Bref, vous l’aurez compris, il s’agit d’appliquer tout un rituel que les initiés peuvent vous enseigner.

Ni Indiana Jones !

Si vous ne présentez aucune allergie, si vous ne craigniez pas de tomber nez à nez avec une araignée ou, pire, d’embrasser une chenille, à moins de sortir par grand vent et de mourir d’une branche qui vous tombe sur le sommet du crâne, vous ne risquez rien en participant à des sorties de sylvothérapie. Ah si, j’oubliais ! vous pouvez vous perdre si vous n’avez pas trop le sens de l’orientation comme moi ou si vous tombez sur un être malveillant comme dans le Tome 10 des aventures de la commissaire Bombardier. Les esprits de la forêt sont parfois impénétrables.

Vous l’avez compris, dans ce nouveau Tome, à paraître en septembre 2025, il sera question d’arbre, de forêt, de sylvothérapie. Prêts pour ce petit bain (non pas de forêt, mais) de lecture ?

A votre tour d'écrire !

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